Les fonds de Private Equity anticipent une croissance annuelle de 5 à 10% sur le marché de la mode et du luxe

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Les tensions politiques mondiales, les réformes fiscales et les nouvelles politiques commerciales sont autant de facteurs qui influencent les business models de l’industrie de la mode et du luxe. Dans ce contexte, les investisseurs mondiaux redéfinissent leurs attentes et futures stratégies sur ce marché. Tel est le principalement enseignement de la troisième édition de l’étude Deloitte Global Fashion & Luxury Private : Equity and Investors, qui analyse les tendances et attentes en matière de Fusions & Acquisitions sur le secteur de la mode et du luxe.

« Notre étude démontre que, malgré une conjoncture complexe, l’industrie de la mode et du luxe continue d’être un terrain fertile pour les investisseurs. Deux secteurs, en particulier, ont enregistré en 2017 une croissance importante des volumes de deals en fusions & acquisitions : les vêtements & accessoires et les parfums & cosmétiques ont surperformé en termes de profitabilité et ont ainsi contribué à rendre le secteur plus attractif pour les investisseurs. » commente Bénédicte Sabadie, Associée en charge du secteur Luxe chez Deloitte.

Les fusions-acquisitions sur le marché de la mode et du luxe continuent d’augmenter

En 2017, le marché du luxe a enregistré 217 fusions & acquisitions, soit une augmentation de 6 deals par rapport à l’année précédente. 134 transactions ont été réalisées sur le segment des biens personnels de luxe (+5 deals vs 2016), dont 77 deals dans les Vêtements & Accessoires (+8 deals), et 28 deals dans les Parfums & Cosmétiques (+6 deals). Le secteur Montres & Joaillerie fut le seul parmi les biens personnels de luxe à connaître une diminution du nombre de ses transactions (29 deals vs 38 en 2016). Avec 46 deals, le secteur de l’Hôtellerie de luxe a été quant à lui un des moteurs de la croissance de l’activité Fusions & Acquisitions en 2017 dans le monde.

A noter que la valeur moyenne d’un deal s’est fortement dépréciée, passant de 449M$ à 230M$ en 2017 (-49%).

D’un point de vue géographique, l’Europe est la seule région qui a connu une augmentation du nombre de ses deals (109 deals vs 95 en 2016), en grande partie grâce au secteur Vêtements & Accessoires (+9 deals). L’Amérique du Nord et l’Asie-Pacifique affichent le même nombre de deals que l’année précédente, avec respectivement 59 et 36 transactions.